C’est le temps revenu des matins sans pareil
Où nous ouvrons les yeux sur les rais du soleil,
Dont la belle lumière et les chaudes caresses
Réhabilitent enfin cette chère paresse.
Elle va nous montrer le chemin du loisir,
Qui va quitter la ville pour flâner à plaisir,
Sous un ciel amical, jusqu’aux belles prairies
Où rien ne vient troubler les longues rêveries.
Au tronc d’un peuplier, notre tête appuyée
Oubliera la mémoire qui a tant travaillé ;
Nos yeux inattentifs ne regarderont rien,
Sauf quelques papillons dans leurs jeux aériens.
Nos mains, si bien dressées par les apprentissages,
Resteront immobiles, cherchant d’autres langages,
Puis se décideront à plonger dans l’eau vive,
Où elles sentiront soudain qu’elles revivent.
Et nos jambes d’enfants, enfin sorties du rang,
Avec des forces neuves, partiront en courant,
A travers ce beau temps, berceau de l’insouciance
Et de la joie de vivre, le beau temps des vacances.
Félix Parvole
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