Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /Mars /2010 00:05

Chère, c'est l'heure pourpre où les beaux couchants d'or
Se pavanent parmi le faste des nuages ;
Viens avec moi dans quelque gare ou sur le port
Et nous croirons tous les deux partir en voyage.

 

Viens, l'amour est plus doux dans ces décors hagards,
De cris, de bruits, de mouvement, de turbulence,
Dans ces humbles hauts lieux étoiles de hasards,
Sursaturés d'adieux et d'allègre partance.

 

Viens entendre avec moi le sifflement des trains,
La clameur dans le soir des plaintives sirènes.
L'ardent sanglot de leurs hululements félins
Donnera plus de prix à nos ardeurs sereines.

 

Viens, nous respirerons à l'alentour des mâts,
Dans la poussière et le tumulte gai des gares,
L'ensorcellement bleu des bienheureux climats
Et l'éclat des cités fières comme des phares.

 

Chère, rien qu'en couvant d'un regard ébloui
Les longs trains ronronnants et les calmes navires,
Ah ! Nous verrons toutes les mers, tous les pays,
Et tous les deux nous frémirons comme des lyres.

 

Viens avec moi. Pour être loin, pour être ailleurs,
Il suffit que le train nous souffle sa fumée ;
Il suffit, pour ensemble embarquer nos deux cœurs,
De sentir d'un bateau la présence embaumée.

 

Quand il lèvera l'ancre, ô chère, vers la mer,
Quand le train s'enfuira, poussant des cris de femme,
Nous, nous demeurerons le long du quai désert,
Mais nous conserverons un beau rêve dans l'âme :

 

Le rêve du départ vers tous les grands chemins,
Vers les villes, les mers et les forêts profondes,
Vers le mirage fou du chaud Bonheur humain,

Qui n'existe, peut-être, hélas ! qu'au bout du monde…


Pierre Espil
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Mercredi 3 mars 2010 3 03 /03 /Mars /2010 16:46

Les secondes sans cesseFelix Parvole
Dans le temps disparaissent,
Et le temps de le dire
Quelques unes périrent.
Alors, pour supporter
L’infernal défilé
On en fait des paquets,
De la minute au siècle.

 
Les secondes sans cesse
Dans le temps disparaissent,
Et le temps d’une enfance
Trois cent millions s’élancent.
Certaines sont bien dures,
Qui peuplent, les cruelles,
Les moments difficiles,
Ou les périodes sombres.

 
Les secondes sans cesse
Dans le temps disparaissent,
Et le temps d’une vie
Trois milliards sont ravies.
Il en existe, aussi,
Qui pour notre bonheur
Habitent aimablement
Les instants agréables.

 
Les secondes sans cesse
Dans le temps disparaissent,
Et depuis Jésus-Christ,
Occupant les vingt siècles
Nous séparant de lui,
On peut en dénombrer
Soixante-trois milliards
Qui ont pris le départ.

 
Les secondes sans cesse
Dans le temps disparaissent…

 

 

 

                                          Félix Parvole,  le 1/01/2000

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Mercredi 3 mars 2010 3 03 /03 /Mars /2010 16:42

Il a, dans sa jeunesse,Felix Parvole
Echappé à l’archer
Appelé Cupidon,
Mais pas à l’héritage
Qui l’a mis à l’abri
Des soucis pécuniaires.
Et voilà donc l’argent
Au centre de sa vie,
La place qu’une femme
Aurait pu occuper.
Pas de lettres d’amour
Fleurissant de mensonges,
Mais régulièrement,
Des relevés de compte
Disant la vérité
Sur tous ses placements.
Comme tout amoureux,
Il a droit lui aussi,
Quand vient le joli Mai,
A sa déclaration.
Il a  là l’occasion
De parler d’abondance
De tous les beaux petits
Que son argent lui fait.
Et bien peu lui importent
Baisers ou bien câlins,
Il s’en va tout heureux,
Quelques grosses coupures
Gonflant le portefeuille
Qu’il garde sur son cœur.
Quant au plaisir d’amour,
Si ce n’est qu’un ersatz,
Il n’est pas négligeable,
A le voir, souriant,
Sortant d’un magasin

Où il a déboursé.

 

Félix Parvole

 

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Mercredi 3 mars 2010 3 03 /03 /Mars /2010 16:33

Attendre le jourFelix Parvole
Attendre la nuit
Attendre un moment
Attendre le bon moment
Attendre longtemps
Attendre le départ
Attendre l'arrivée
Attendre l'heure
Attendre le résultat
Attendre le jugement
Attendre l'inspiration
Attendre l'amour
Attendre le bonheur
Attendre un enfant
Attendre la fin du mois
Attendre une augmentation
Attendre les vacances
Attendre le soleil
Attendre la pluie
Attendre la retraite
Attendre un héritage
Attendre toujours quelque chose
Jusqu'à la mort

Qui nous attend

 

                                    Félix Parvole

 

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Mardi 2 mars 2010 2 02 /03 /Mars /2010 13:28

J’ai des sacs de bonheur à ouvrir avec toi
Des montagnes de fleurs à cueillir avec toi,
Amour ne l’oublie pas
C’est la saison du seringat
Printemps de nos amours,
Cultivons-le, il est bien court.

 

Elle te faisait comprendre
La douceur de la vie,
Tu fis semblant d’entendre
Son désir d’harmonie
Mais tu filais, rapide,
Glissant comme le vent
Vers les mondes arides
D’affaires et d’argent.

 

Plus tard, à la veillée
Quand crissent les grillons,
Tu vivras ton passé
Tes amours, tes chansons,
Alors tu comprendras la clef du mot « Je T’aime »
Rien ne vaut ici-bas,
Le bonheur que l’on sème.


Paule Duhar

Bidarray 29 juin 1973

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Mardi 2 mars 2010 2 02 /03 /Mars /2010 13:24

Elles étaient trois, se balançant
Sous la brise d’un bel été
Le vent m’a confié le secret
De leurs amours de fleurs des champs.


Il était bleu, bleu le bleuet
Amoureux de la marguerite
Mais il est parti, vite, vite,
Dès que le canon a tonné.


Corolle blanche au cœur doré
Elle pressentait, pure et candide
Que cette guerre longue, aride
Lui ravirait son fiancé


Entendez-vous ces pas martiaux ?
Chaussés de vert, coiffés de sang,
Ils arrivent en conquérants
Ces fiers, ardents coquelicots.


Prairies fauchées, fleurs arrachées,
Un long drapeau couvre la France
Aux trois couleurs de l’espérance
Car la victoire est proclamée.


Temps heureux enfin revenus !
Bouquet d’enfants, fleurs de jeunesse
Vibrent ensemble à la promesse
D’une Europe unie entrevue.

 Paule Duhar

Anglet, récital du 3.7.78

Publié dans : Paule DUHAR
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Lundi 1 mars 2010 1 01 /03 /Mars /2010 14:12

Tu penses être éternel.
Innocent personnage
L’avenir te sourit
Crois-le, heureux mortel.


Quand frappe le bourdon
Avec tout son cortège ;
Douleurs et déceptions,
Fini, le sortilège.


Que reste-t-il, dès lors
Pour embellir ta route
Musiques et lectures
Partir à l’aventure ?


Cultive ton jardin
De roses d’amitié
Aux parfums de l’amour
Garde-toi de l’envie.


A l’heure du passage
Vers de nouveaux rivages
Tu partiras, paisible
Retrouver l’invisible.

 

Paule DUHAR

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Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /Fév /2010 21:13
Quand le soleil sourit,Jacqueline Tessier
Les garçons, les fillettes,
Courent sur le gazon

Et donnent aux pigeons

Des gâteaux et des miettes.

 


Les tout petits enfants,
Titubant, trébuchant,
S’en vont en bandes folles.
Leurs joyeux cris bruyants
Se mêlent aux doux chants
Des oiseaux qui s’envolent.


Dans les jardins fleuris,
On oublie ses soucis,
Grand Papa et Grand-mère
Sourient en papotant
De la pluie, du beau temps,
Sur les vieux bancs de pierre,


Les couples d’amoureux,
Du bonheur plein les yeux,
S’embrassent en cachette.
Tout le monde est heureux.
Quand le ciel est tout bleu,
Les jardins sont en fête.

Jacqueline Tessier

Publié dans : Jacqueline TESSIER
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Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /Fév /2010 21:01

Les deux vieux qui s’aimèrent à Saint Germain des PrésMaurice Pasturin
En écoutant Greco, Luter, Vian, Miles Davis,
N’auraient jamais pensé qu’un demi-siècle après
Ils se reverraient sous le ciel de l’Ile Maurice.


Sur l’écran de leur mémoire défilèrent une à une
Les photos d’un amour voyageant dans leurs cœurs,
Le miroir de leurs yeux refléta pour chacune
Un tendre souvenir rappelant leur bonheur.


Devant un albatros faisant les arabesques
Sur l’onde bleu turquoise de l’océan indien ?
Les jeunes gens d’autrefois à l’esprit romanesque
Et à l’àme rêveuse, parlèrent du quotidien


Qu’ils partagèrent ensemble le temps d’une amourette,
Sans se douter alors, que cinquante ans après,
Cet amour passager voué aux oubliettes,
Viendrait furtivement dans leurs cœurs s’infiltrer.


Dans les rues de Port-Louis grouillant de Mauriciens,
Le couple retrouvé se remit à s’aimer.
Plus personne et plus rien pour Delphine et Lucien
Ne pourrait entraver leur amour décormais.


Portant dans leurs pensées une indéniable envie
De vivre tous les deux le restant de leurs jours,
Les paisibles amoureux à l’automne de leur vie
Profitèrent sans tarder de leur lointain séjour.


Sous un croissant de lune brodé dans le velours
D’un ciel d’été serti de diamants étoilés,
Le septuagénaire refit ainsi la cour
A sa belle d’antan, comme lui, esseulée …

Maurice Pasturin

Publié dans : Maurice PASTURIN
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Mardi 23 février 2010 2 23 /02 /Fév /2010 20:52
Tu regardes ma peau. Elle est noire !Roger Pascual
Mais une autre couleur aurait été possible

Si, dans le grand hasard,

La cigogne avait choisi sa cible.

Non ! Elle m’a déposé là,
Dans l’Afrique …
« magique ? » à la peau noire.

Et ceux, à qui
Il manque les yeux qui voient à l’intérieur,
Ceux-là me croient … noir.
Quelle erreur !
Toi et moi au-dedans,
Mêmes teintes : le sang,
La chair, les os ; les dents !
Et mon âme,
Connais-tu seulement
La douleur de mon âme ?

Tu regardes ma peau et me méprises encore
Parce qu’à l’extérieur,
Une infime épaisseur
Sur tout le périssable corps
Est plus foncée que toi !
Que te manque-t-il, mon frère, pour être MANDELA ?

 

Roger Pascual

Publié dans : Roger PASCUAL
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VOUS AIMEZ les mots, les textes ; lire, écrire, écouter, dire…
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que l’état d’esprit poétique soit plus présent dans nos vies matérialistes…
Nous vous attendons au Club des Poètes de l’Adour. Plus de quarante années d’inspiration…
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notre Volonté de porter la Poésie de notre temps à tous les publics, dans toute la région. Nos réunions mensuelles conviviales, vivantes, encourageantes.
Nos ateliers d’enrichissement et de progression personnelle. Nos interventions en public (pour ceux qui le souhaitent).
La diversité de nos sensibilités et de nos propres textes.
L’ouverture à d’autres formes d’esprit poétique. Nos éditions régulières de recueils.
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Merci à tous

Les prochains mois...

2012 : fin Janvier : nouveau spectacle à Anglet à la « Maison pour tous »  

PROGRAMME DE JANVIER   à   AVRIL  2012
Janvier
Dimanche 8 : Lectures de poèmes chez J.Yves à 15h (cotisation25€)
 Répétitions « Couleur femmes » dirigées par Marguerite
Jeudi 12   à 15h …Baroja
Jeudi 19   à 15h…Baroja
Jeudi 26   à 15h…Salle des Fêtes (Mairie d’Anglet)
Samedi 28   à 18h30 …Spectacle « Couleur femmes » Salle des Fêtes
Février
Dimanche 26   à 15h : Lectures de poèmes chez Jean-Yves.
Mars
Plusieurs possibilités sont à l’étude pour participer
au « Printemps des Poètes »qui aura lieu du 5 au 18 mars
sur le thème « Enfances ».Précisions courant Janvier.
Avril
Jeudi 26   à 15h : Spectacle dirigé par Félix, à la résidence Léon Lafourcade  à Saint-Martin-de-Seignanx.   
                      
  

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