Vendredi 9 avril 2010
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12:28
En ce jour l’océan
Apaisé
Vient caresser la plage de ses vagues
tranquilles
Nacre rosée du sable
nacre bleutée de l’eau
mer et terre s’entrelacent se mêlent
Et se marient
Mes pas me mènent là
sur la frange indicible
D’un impalpable instant
où l’eau meurt et renaît
Le sable comme un grand corps
en courbes alanguies
accueille
en sa peau veloutée
les chuchotis de l’eau
Et mon âme
tour à tour eau et
sable
se pénètre en ce jour de leur
danse sacrée
Marguerite Domange
Extrait de « L’empreinte des saisons »
Aux Editions ‘’Lac et lande ‘’
Publié dans : Marguerite Domange
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Vendredi 26 mars 2010
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23:00
Voilà comment, par un après-midi d'hiver, un temps humide et froid ( moins de
8°), une femme est capable d'improviser un pas de danse dans l'herbe mouillée. La fin d'un fauve, une lionne peut-être ? La naissance d'un talent, certainement ou une confirmation. Elle se nomme
Adelaïde. C'est ça aussi, les Poètes de l'Adour.
Publié dans : Adelaïde CERENYS
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Jeudi 25 mars 2010
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07:57
Stéphanie DESSEIN chante ses compositions à la Péniche Talaïa à Bayonne,
mercredi 31 mars à 20 h 30. Sur Invitation. Amis, venez découvrir cette jeune auteur-compositeur-interprète, elle vous "enchantera". Se mettre en rapport avec Roger.
Publié dans : Stéphanie Dessein
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Mercredi 24 mars 2010
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09:22
L'écriture ce n'est pas
dure 
Il suffit d'être à l'affût
À l'affût du mot ou de la formule
La faute ce n'est pas ma faute
Elle a eu ma peau
Moi quand j'écris je ne réfléchis pas
Sinon je n'y arrive pas
Mes pensées s'écrivent sur le papier
L'encre commence à couler
J'y raconte ma vie et mes soucis
Vous comprendrez que sans faute ma vie à moi elle serait parfaite
Mais même avec des fautes je ne suis pas analphabète
Je veux écrire c'est tout
C'est ma communication du tout
J'écris souvent avec
Affection
Appréhension
Émotion
Déraison
Mais j'écris
Alors la faute !
Plus tard on verra quand je serais moins barbare
Quand j'aurais moins
D'anxiété
Moins D'angoisse
Plus de tendresse
Plus d'humanité
Plus de poésie à ajouter à ma vie
Quand je serais plus grande quoi….
Pour aujourd'hui pardonnez-moi si je ne les corrige pas
Dolorès Boucher
Publié dans : Dolorès Boucher
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Vendredi 19 mars 2010
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22:10
Exagérer n’est pas mentir.
Espérer n’est pas attendre.
Aimer n’est pas bénir.
Ecouter n’est pas entendre.
Des mots pour tous les maux et des croix pour après
Ou des croissants de lune pour sublimer nos nuits.
D’émeraude et d’émaux, cette boîte à secrets
Cachait comme il se doit, tous nos petits ennuis.
Regarder n’est pas voir
Jurer n’est pas tenir
Aimer n’est pas vouloir
Rendre n’est pas vomir.
Il y avait pourtant dans ce monde cruel
Quelques petits délires : de bas débats immondes
Et de très hautes tailles, pour les petits duels.
Infortune fidèle à l’aubaine du monde.
Détester n’est pas maudire
Circuler n’est pas mourir
Ressasser n’est pas citer
Appeler n’est pas chasser.
Une punaise rouge, quelques petits trombones,
Un élastique mou, un caillou en agate,
Côtoyaient un carnet de feuilles à colonnes
Et des notes en tous sens rédigées à la hâte.
Ecrire n’est pas dire
Jaser n’est pas parler
Blâmer n’est pas punir
Et ruer n’est pas nier.
Rebut de la mémoire des hommes et des pensées,
Cassette d’un trésor que le temps passé fige,
Petite boîte en bois qui recèle vertiges
Et peut être vestiges de lambeaux insensés.
Jean-Charles Theillac
Mardi 16 mars 2010
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09:56
Je n'ai pour armoiries... que celles du
visage
où j'ajoute un sourire, pour orner ce blason.
Mon domaine est partout, dans chaque paysage,
et j'appelle "château" ma modeste maison.
Pour ancêtres je n'ai qu'un père et une
mère,
pour tout héritage, ils m'ont donné la Vie.
Mes passions sont les bois, les rêves d'Outre-mer,
et
ma vraie vocation... partir où j'ai envie !
Pour toute religion... ? Ma foi fraîche et sans cage.
Mon cœur, c'est ma chapelle, facile à transporter.
Ma
richesse ? Le français, le plus beau des langages,
seul bijou que je sois vraiment fier de porter.
Mes universités ? Le rêve, et l'insouciance,
un peu d'intelligence et beaucoup d'intuition,
des instincts modérés, l'école du bon sens,
et l'encyclopédie de l'imagination.
J'aimais le jeu de dames... pour y chercher ma reine.
Pour toute chasse à courre: nos besoins, nos envies.
L’ Amour m'a fait son roi, Elle est la souveraine,
nous régnerons ensemble, jusqu'au bout de nos vies.
Pas de prince à ma table, ni baron, ni marquis,
mais quelques amitiés dont le temps fut témoin.
Les amis ?... L'amitié ?... C'est très mal réparti...
Je suis moins dans leur cœur
qu'ils ne sont dans le mien.
De domaine en blason, de croyance en vertu...
j'entends ma modestie qui s'insurge et proclame:
qu'importe l'origine, la classe ou le statut...
il n'est de vraie noblesse... que celle de son âme !
Jean-Yves Gaudin
Publié dans : Jean-Yves GAUDIN
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Vendredi 12 mars 2010
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16:45
Si j’avais été Dieu j’aurais créé la femme… d’abord ! En
premier.
Je n’aurais rien changé à ce qu’elle est ce jour :
Elle porte en diadème l’arc en ciel de l’Amour,
Des charmes d’Aphrodite aux liens de l’agapè.
J’aurais été tenté de la garder pour moi. Moi seul !
L’éternel Féminin n’a jamais eu l’orgueil
De se prendre pour Dieu, et son désir d’aimer
Comble mes espérances : la femme aime la paix !
Pour elle, nul besoin de mille affrontements,
Et de toute une vie pour en trouver le sens.
Très tôt elle a compris : voilà la différence.
Epouser Dieu - Mystère étant chose impossible
Je lui aurais offert un homme, en complément.
Pour être son ami, son frère, son amant.
De ses enfants, le père,
et vivre à ses côtés dans son rayonnement…
En ce monde imparfait, la femme est la lumière
qui, inlassablement cicatrise les plaies,
tissant ses fils d’amour sur les âmes blessées
Roger
PASCUAL
Publié dans : Roger PASCUAL
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Mercredi 10 mars 2010
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16:02
L'Homme a reçu le Verbe. Qu'a-t-il
fait du langage ?
Parler prolonge l'Homme plus loin que ce qu'il est.
Toute pensée parlée le prolonge et l'engage,
Et c'est pour ce qu'il dit, qu'on l'aime, ou qu'on le hait !
Mais Dieu ! Qu'il est risqué de donner au langage
la tâche d'assumer le transport des pensées.
Ce pouvoir galvaudé par trop de bavardages
Déprécie chaque jour le don de prononcer.
Je crois que le langage a perdu son pouvoir
En se faisant porteur de la banalité,
Convoyeur du mensonge, parlottes dérisoires
Plutôt que messager pour notre Humanité.
C'est vrai que la pensée, c'est une histoire immense
Que des mots mal choisis vont priver d'auréole.
Que de belles pensées, costumées de silence,
Deviennent déguisées sous l'habit des paroles.
Personne n'a les mots pour expliquer vraiment
Le charme des parfums, nuances des couleurs,
Pour expliquer la Vie, les joies, les sentiments,
Dépeindre l'Amitié, l'Amour et le Bonheur.
Qui peut me dire ici la peur et l'espérance,
M’apprendre la douleur qu'il ressent quelquefois ?
Qui pourra m'expliquer, mais sans incohérence...
L’idée qu'il a de Dieu... l'étendue de sa Foi ?
Il arrive parfois que s'invite une muse,
Artiste illuminée qui sait ce que l'on aime.
Les Pensées et les Mots s'entremêlent, s'amusent :
Alors naissent les sons... qu'on appelle
"POÈME".
Jean-Yves Gaudin
Publié dans : Jean-Yves GAUDIN
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Dimanche 7 mars 2010
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15:12
Si Prévert « nous était conté »!
Joli choix d'un poète inspiré.
Passe-moi le flambeau, petite amie,
De le faire connaître j'ai aussi envie !
« Un curé noir sur la neige blanche
C'est triste à voir, même un dimanche »!
Et une lune noire sur un ciel rouge ?
L'avez-vous vue se découper, inquiétante, elle bouge !
Et des herbes bleues, jaillissant au milieu des feux,
Les voyez-vous se tordre et tendre vers les deux ?
Et des arbres d'or et d'argent, brillants dans le noir,
Les voyez-vous perdre leurs sequins dans le vent d'un soir ?
Et des champignons roses émergeant d'une mousse de diamant,
Les avez-vous cueillis, petits amis, tout en riant et en chantant ?
Et des maisons de poupée, d'arc-en-ciel parées,
Les voyez-vous, les unes contre les autres blotties, apeurées ?
Et des petits hommes verts sur leur soucoupe assis,
Vous ne les avez pas vus, n'est-ce pas, gentils amis ?
Mais « un curé noir sur la neige blanche
C'est toujours triste à voir, même un dimanche »!
Colette Viot
Publié dans : Colette VIOT
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Vendredi 5 mars 2010
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15:23
Je suis de cette étoffe tantôt soie tantôt
tulle
Portant aux plis bercés dans une pluie d'étoiles
Mon rêve voyageur comme une libellule
Qui grandit chaque jour l'émotion dans ses voiles
Le tissu s'est rempli de ce qui fait sa trame
Il garde dans son cœur une part du voyage
Et parcourt le temps se vivant corps et âme
Telle une onde peuplée de ses milliers d'images
L'étoffe dont je suis se froisse assurément
Mais en plissant mes yeux je repasse le temps
Imprégnant son tissage d'un plaisir savant
Et sans m'appesantir j'en goûte chaque instant
Pour mieux la déplier je me mets à genoux
Pour ainsi redonner du soin à mon ouvrage
En berçant chaque sens, à la vie, je dénoue
Ma conscience et mon cœur leur redonnant visage
À moi de lui glisser des racines et
des ailes
À elle de grandir dans ce qu'elle a de beau
À chacun de saisir ce qui fait l'étincelle
Apportant sans égale la fleur de son écho.
Jean-Pierre Defendini
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