Lundi 3 janvier 2011 1 03 /01 /Jan /2011 15:39

Une idée m’est venue, là, au lever du jour :Félix juin10

Ne pas oublier, non, en guise de bonjour,

 

Pour mes amis, d’écrire, un poème qui soit 

Ouï avec plaisir et pas trop maladroit.

En le lisant pour eux, je veux que le silence

Me dise l’intérêt et pas la somnolence,

Entendu que l’estime fabrique des succès

 

Pas toujours mérités, soit dit sans nous vexer.

On s’endormirait presque, allez avouez-le,

Une paupière ouverte, l’autre battant de l’aile.

Rituel, chaque mois, un poème doit poindre,

 

Lancinante épreuve qui permet de rejoindre

Et d’émouvoir aussi nos amis les poètes.

Si exigeants soient-ils, délaissant l’arbalète,

 

Amis de longue date, j’espère qu’ils seront

Magnanimes pour moi, qu’ils ont mis sur le pont.

Il est temps, maintenant, que s’achève ma tâche ;

Sous vos bravos, merci, ne soyez pas trop vaches !

 

Félix Parvole        30 octobre 2010

Publié dans : Félix PARVOLE - Communauté : poésie en vrille et en vrac
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Mercredi 8 décembre 2010 3 08 /12 /Déc /2010 22:46

Mon amour, je t’attendsAdelaïde
Où es-tu ? Qu’il est long,
Ce chemin du printemps
Qui portera ton nom.
Pour fleurir dans mon cœur,
Remplir ma vie de joie,
Me combler de bonheur,
Ronronner sous mon toit,
Te serrer dans mes bras,
Te couvrir de baisers,
Je serai toute à toi.

Je saurais bien t’aimer
Et bien te protéger
Des tourments de la vie.
Rien ne peut apaiser
Mon désir, jour et nuit.
Qu’il est long, qu’il est long
Mon chemin jusqu’à toi.
De prononcer ton nom
Mon cœur est aux abois.

Mais c’est déjà l’été
La crainte m’envahit.
Mes flancs sont impatients
De te faire un bon nid
Aussi rond que la terre.
Et je pleure, et je ris
Quand mon ciel s’éclaircit
Tant l’espoir m’étourdit,
Et me met en émoi.

Et je ne sais que faire...
Quand on attend, si fort,
Au plus profond de soi
Cette eau source de vie,
Quand ton cri et mon cri
Ne feront qu’un seul cri
Quel beau jour, quel beau jour
Mon enfant, mon amour,
La vie, ça n’est qu’un cri !

Adelaïde Cerenys

Publié dans : Adelaïde CERENYS
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Vendredi 3 décembre 2010 5 03 /12 /Déc /2010 22:28

Je le tiens à la main, ce putain de vélo.Jean-Charles
Parfois je suis dessus, pédalant, volontaire.
Parfois je le regarde avoir quelques ‘’sanglots’’
Brinquebalant devant et gaillard de l’arrière.

J’irai où tu iras, vénérable carcan.
Ne me demande pas d’être le témoin de
Nos déambulations, sans savoir où et quand
Nous serons arrivés au dernier ‘’tête-à-queue’’.

Je te suis, obligé, malgré ma volonté
De parfois te lâcher ou de t’abandonner.
Mais tu me colles aux basques avec ténacité,
Et me ramène au port un peu ratatiné.

Je te vois roucouler sous le cul de ces belles,
T’amenant çà et là, au parc, sur l’avenue.
Elles t’offrent fêlure et de toi, ont la selle
Et moi, mon regard bleu, tristement incongru.

J’irais bien avec toi promener dans les bois,
Comm’ tu serais content de ces beaux paysages !
Et moi je humerais, les essences et la joie
D’une balade à vélo, comme quand j’étais sage.

Mais ce temps est parti, je te regarde faire.
Je n’ai plus le désir, de te monter, mon cher !
Va où tu veux aller, je n’en serai que fier.
Il est venu le temps, d’arrêter les enchères.

Jean-Charles Theillac

Publié dans : Jean-Charles THEILLAC
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Samedi 6 novembre 2010 6 06 /11 /Nov /2010 11:20

Ce sont  des épreuves  Dolores Boucher 1
Qui ont cloué toutes mes pensées,
qui m’ont bloquée net dans ma  lancée,
dont je me serais bien passé.
Il est de ces mots, de ces regards,
que je n’étais pas prête à encaisser,
Et qui m’ont fait voir
la vie couleur noire.

J'ai pas les mots pour dire la puissance de ma désespérance
J'ai appris le mot oubli de la souffrance
C'est une épreuve stupéfiante et étrange où l’intelligence
À fait place à  une âme noire.
J'ai pas de phrases miracles qui pourraient soulager ma peine.
Aucune formule spirituelle parmi ces sentences qui assassinent.
J'ai pas écrit les mots pour expliquer l'indéchiffrable,
J'ai pas écrit les mots pour consoler l'inconsolable,

J’ai  trouvé des humains pour poser sur ma douleur des mots consolateurs.


Je ne vous ai pas vu mourir, trop occupé à ma douleur.
J’ai  vécu avec vous,
je dois  apprendre à vivre sans vous.
Je ne t’ai pas vu souffrir, ni vu ta peine
À lire ces mots qui me perçaient le cœur,
Qui m’occupaient l’esprit jusqu’à en perdre l’âme.
C’était peut -être écrit que je verserai des larmes de sang.


J’ai trouvé votre présence et des mots pour soulager ma peine.

J'ai  trouvé la façon de restaurer mon cœur brisé,
Il faudra sûrement du temps avant qu'il puisse cicatriser.
J’ai su rester debout et on admire ma détermination
À traverser  cette tornade.
À côté de cette  épreuve, tout me semble illusoire
tout ne sera plus pareil, tout me semble si dérisoire…

Et enfin découvrir, dans le calme retrouvé, que mon chagrin m'a fait grandir.
En hommage à mes parents que je n’ai pas vu mourir
Et à cette épreuve où les mots ont été des tueurs.

 

Dolorès Boucher

Publié dans : Dolorès Boucher
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Lundi 12 juillet 2010 1 12 /07 /Juil /2010 12:14

 

Dieu, que je me sentais belle
J’avais envie de plaire
Adelaïde 
Seize ans donnent des ailes
La femme se révèle.

Mais, le sait-on vraiment ?
Et cette envie d’aimer

J’y pensais tout le temps
La peur m’envahissait.

Puis les années passèrent
L’amour m’a pris au piège

Enfin je devins mère
Et aujourd’hui, que sais-je ?

Si c’est ça être femme
Ç
’en est presque banal.
Où sont mes états d’âme ?
Oui, parfois, ça fait mal.

Une femme effrontée
Ça ne plait guère.
Une femme effacée
Perd toutes les guerres.

Au diable les tabous !
Cassez votre moule
Vous avez tant d’atouts
Sortez de la foule !

Adelaïde Cerenys

 

 

Publié dans : Adelaïde CERENYS
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Vendredi 4 juin 2010 5 04 /06 /Juin /2010 01:05

Je me suis laissé dire...  qu'un général FrancoJean-Yves Gaudin
n'aimait pas fandango,  pas plus que flamenco.
Il n'aimait pas  non plus,  les vieilles  professions...
surtout la plus ancienne... comm' la prostitution.

Adieu, folklore ancien, régional, joyeux drilles...
On  ne  dansera  plus,   zarzuellas,   séguedilles.
Finis, les sous traitants, maquereaux et consort.
A part les muchachas, chacun pleure sur son sort

Et pour bien signaler la désapprobation
S'élançait  ce  jour-là...  la  manifestation...
de tous  les  concernés  par la  loi  pudibonde,
Car après les danseurs...  il y avait du monde !

On a vu défiler les gars du déshonneur,
maquereaux, tenanciers, demi-sel, souteneurs
qui chantaient :
                      -Et  maintenant... que vais-je faire...?

Suivaient parfois inquiètes et quelquefois ravies,
les  filles  des  bordels,   femmes  de mauvaise vie
qui chantaient :
                      -Adios muchachos, companieros de mi vida...

Suivaient, se trémoussant, tous les efféminés,
homos  et  travelos  aux  allures  de  minets
qui chantaient
                     - Esperanza !.... Esperanza  !...

Jean-Yves Gaudin 2000

Publié dans : Jean-Yves GAUDIN
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Vendredi 4 juin 2010 5 04 /06 /Juin /2010 00:42

L’atmosphère est feutrée, les lumières sont douces,Jean-Yves
Hommes et femmes sont là, amants, maîtresses aussi,
Un ami qui sait voir m’a parlé des partouzes,
Des orgies monnayées que l’on propose ici.

Les amants, les maîtresses ne sont que des robots.
Hommes et femmes s’accouplent au bon goût de leur choix.
D’après moi, ces robots ne sont vraiment pas beaux,
Mais chacun devant lui vient quémander sa joie.

On le flatte, on le touche, prémices indécent's
D’un' sensualité que je trouve équivoque,
Mais ces pûtes d’acier sont d’abord commerçant's...
Il faut payer pour voir ce que l’argent provoque.

Toute orgie monnayée exige des finances
Que les gogos d’un soir sont prêts à leur verser ;
Ils ont tous à la main leur godet de semence
Et la copulation peut alors commencer.

Et je les vois glisser, par un geste viril
Un gros sou masculin dans le vagin d’acier
Que la machine à sous, indécente et stérile
Exhibe sans pudeur aux émois négociés.


Elle jouit, la machine, son plaisir est visible,
Frissons électroniques, orgasmes de synthèse,
Jouissance bidouillée que je trouve risible
Dès qu’un gros sou malin pénètre sa mortaise.

Dans la foule excitée qui transpire et qui sue
S’ouvre enfin quelque orgasme sous l’effet de sésame.
Ils jouiss'nt d’un robot sans paraître déçus
De s’être faits l’esclave de prothèses sans âmes.

Quand un robot femelle met bas sa providence,
Un vainqueur prend son pied devant deux cent vaincus
Qui pourtant s’excitaient sous toutes les cadences
Qu’un jouisseur se pâme devant deux cent cocus...

Des cocus qui se ruinent pour les yeux allogènes
De ces putains “Jack-Pot” plumant les pigeonneaux
Sans racolage aucun, ni pudeur ni sans gène
Dans des bordels d’état... qu’on nomme  “casino”.

Quand l’état maquereau, raqueteur et rapace
Prend sa paye de voyou sans honte et sans honneur
Ma patrie prostituée devient hôtel de passe,
Marianne est maquerelle et l’Etat ... souteneur.


Jean-Yves Gaudin - 1999

Publié dans : Jean-Yves GAUDIN
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Mardi 25 mai 2010 2 25 /05 /Mai /2010 00:01

Pour la Fête des Mères 2010, Jacqueline TESSIER nous dit son poème destiné à toutes les mamans

Ce texte a été présenté par son auteur le dimanche 25 avril dernier

lors de la rencontre mensuelle du Club des Poètes de l'Adour.

Malheureusement, cet hiver, Jacqueline s'en est allée rejoindre les Anges dans son Paradis.Cette vidéo témoigne de l'amitié qu'elle nous portait et du bonheur que nous avons eu à partager ces moments.

Publié dans : Jacqueline TESSIER
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Jeudi 13 mai 2010 4 13 /05 /Mai /2010 13:28

Qu’on soit de haute estime ou basse condition...
Comme tout un chacun... comme n’importe qui...
L’on doit, chacun pour soi, laver ses déjections,
Il  faut  tirer  la  chasse,  sur  chaque  digestion...
Qu’on soit Gueux, Duc ou Conte, Baron Prince ou marquis.

L’on  a  le  même  geste ... (il n’y a pas d’option)
Nobliaux  sans  dorure  et  citoyens  sans  terre ;
C’est comme un mimétisme après cette fonction...
L’on peut tirer la chaîne, commandant l’immersion
Par  cette “chasse” à  cour,  royale  ou  prolétaire !

Aux  lois  de la nature, de l’évacuation...
Les uns comme les autres doivent bien se soumettre !
J’imagine  en  souriant  les  mêmes  positions,
Les  mêmes  simagrées,  les mêmes  contorsions...
L’endroit  réconcilie  domestiques  et  maîtres !

Nul  n’est  vraiment  grandi  dans  cette  position...
Car ce lieu déprécie bien des célébrités...
Qui  se  croient  supérieures,  de  par  la  filiation,
par  le  grade  ou  le  titre,  ou  par  une  élection...
Ici, chacun s’oblige à la simplicité !


Lénine constipé, lisant ses examens...
Mao réunifiant livre rouge et faïence...
Imaginez  Staline,  qui  s’en  fout  plein  la  main...
Un roi faisant lui-même, ce devoir du commun...
Un Hitler sans papier... S’essuie grâce à “Mein-Kampf” .

Le Tailleur qui s’évente, la lunette assouvie...
Castro fait ses discours,  tirant  sur  son  Havane...
Eltsine qui se purge à grands coups d’eau-de-vie...
Le grand Charles et François racontant leurs envies...
Idi Amin Dada, culté dans la savane..!

Ça les rend pas bien fiers, les “ qu’on dit supérieurs”,
La position grotesque, le falzar descendu ;
Mais il faut obéir au petit postérieur !
Qu’il est dur pour l’altesse, maître, sire, monseigneur...
D’être pour un instant... sous les ordres d’un cul !

Il faut baisser culotte à chaque digestion ...
Qu’on soit de haute estime ou basse condition !

Jean-Yves  Gaudin   - Avril 2001

 

Publié dans : Jean-Yves GAUDIN
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Lundi 10 mai 2010 1 10 /05 /Mai /2010 09:15

Le CLUB DES POETES DE L'ADOUR s'est produit samedi à Tarnos dans la salle de spectacle de la Résidence Tarnos-Océan. Le thème de cet après-midi poétique était ''Le voyage''.

Nos poètes ont fait voyager les spectateurs à travers le monde, au gré de leurs regards si particuliers.

Sandrine Lachartre et Achille Lefoux ont produit un spectacle de mimes, humour et tendresse, poésies et facéties, étaient au programme.

Photo 001 copie

Publié dans : Spectacle
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Amis poètes

VOUS AIMEZ les mots, les textes ; lire, écrire, écouter, dire…
Partager des moments hors du commun, hors des routines journalières.
VOUS SOUHAITEZ
que l’état d’esprit poétique soit plus présent dans nos vies matérialistes…
Nous vous attendons au Club des Poètes de l’Adour. Plus de quarante années d’inspiration…
VOUS POURREZ APPRECIER
notre Volonté de porter la Poésie de notre temps à tous les publics, dans toute la région. Nos réunions mensuelles conviviales, vivantes, encourageantes.
Nos ateliers d’enrichissement et de progression personnelle. Nos interventions en public (pour ceux qui le souhaitent).
La diversité de nos sensibilités et de nos propres textes.
L’ouverture à d’autres formes d’esprit poétique. Nos éditions régulières de recueils.
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Merci à tous

Les prochains mois...

2012 : fin Janvier : nouveau spectacle à Anglet à la « Maison pour tous »  

PROGRAMME DE JANVIER   à   AVRIL  2012
Janvier
Dimanche 8 : Lectures de poèmes chez J.Yves à 15h (cotisation25€)
 Répétitions « Couleur femmes » dirigées par Marguerite
Jeudi 12   à 15h …Baroja
Jeudi 19   à 15h…Baroja
Jeudi 26   à 15h…Salle des Fêtes (Mairie d’Anglet)
Samedi 28   à 18h30 …Spectacle « Couleur femmes » Salle des Fêtes
Février
Dimanche 26   à 15h : Lectures de poèmes chez Jean-Yves.
Mars
Plusieurs possibilités sont à l’étude pour participer
au « Printemps des Poètes »qui aura lieu du 5 au 18 mars
sur le thème « Enfances ».Précisions courant Janvier.
Avril
Jeudi 26   à 15h : Spectacle dirigé par Félix, à la résidence Léon Lafourcade  à Saint-Martin-de-Seignanx.   
                      
  

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