Une idée m’est venue, là, au lever du
jour :
Ne pas oublier, non, en guise de bonjour,
Pour mes amis, d’écrire, un poème qui soit
Ouï avec plaisir et pas trop maladroit.
En le lisant pour eux, je veux que le silence
Me dise l’intérêt et pas la somnolence,
Entendu que l’estime fabrique des succès
Pas toujours mérités, soit dit sans nous vexer.
On s’endormirait presque, allez avouez-le,
Une paupière ouverte, l’autre battant de l’aile.
Rituel, chaque mois, un poème doit poindre,
Lancinante épreuve qui permet de rejoindre
Et d’émouvoir aussi nos amis les poètes.
Si exigeants soient-ils, délaissant l’arbalète,
Amis de longue date, j’espère qu’ils seront
Magnanimes pour moi, qu’ils ont mis sur le pont.
Il est temps, maintenant, que s’achève ma tâche ;
Sous vos bravos, merci, ne soyez pas trop vaches !
Félix Parvole 30 octobre 2010
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